mardi 10 janvier 2012

Retour au calme

J'en ai assez, et j'en suis bien contente.

Je ne l'ai pas appelé, pas plus que je ne lui ai écrit. Oh, incapable de me mettre en défaut par rapport à elle, en fonction des normes qu'on m'a donné (et que je veux suivre maintenant, alors que j'envoyais tout promener avant), je lui réécrirai ou l'appellerai d'ici un mois et demi au plus tard.

J'ai envoyé mes voeux, et même trois messages coup sur coup, je ne suis pas en retard.

Il est probable que d'ici un mois et demi j'aurai un message. Et si je ne l'ai pas, j'aurai probablement un réponse rapide : elle n'est surement pas en train de me tourner le dos (comme je le souhaiterai un peu), elle est plus surement débordée par ses obligations maternelles (un enfant dont on ne s'occupe pas fait énormément de raffut dans une maison, surtout quand on n'a aucune autorité sur lui).

Je souhaiterai m'éloigner doucement, comme par un détour involontaire de la vie. Pour ne pas générer d'histoire.

J'ai compris aussu que tout ceci s'inscrit dans un système qui compte actuellement 3 personnes, ce qui est peu. Je dois donc m'éloigner de ces trois personnes.

Ça n'est pas trèsdifficile, c'est juste que mon penchant est de leur parler de Jill. Je dois raréfier les contacts, sans qu'ils perdent de leur chaleur, et en trouvant de multiples sujets de conversations. Ce qui est difficile, c'est d'être chaleureux et disert, alors que le seul lien avec ces gens est le sujet de conversation que je veux éviter... Preuve, justement, du problème entre nous, mais je vais trouver des sujets sur eux et donc de quoi alimenter les conversations.

Objectif : ne pas parler d'elle jusqu'en mars, voire avril.

jeudi 5 janvier 2012

Une analyse très intéressantes qui s'applique parfaitement à Jil et à une analyse qu'elle m'a montré faite en hospitalisation.

Son cas me semble cependant modérément grave, c'està dire qu'ilpeut passer inaperçu si elle reste dans un cadre protecteur qui ne l'oblige pas à "sortir" d'elle même.

Quand elle a du travailler, fréquneter des gens, l'incapacité à gérer ces situations a fait ressurgir toutes ses incompétences, disons, tous ces déficits (localisation dans le temps et l'espace, réflexion, se sent immédiatement aggressée).

Cas où ça passe inaperçu : à la maison, en famille, quand elle peut se lever à l'heure qu'elle veut, trainer, regarder la télé, dormir si elle est fatiguée. Dans uncontexte où on justifie et admet ce comportement, ça va à peu près. A peu près car elle va aussipousser les gens, provoquer le conflit, la réaction. Donc les problèmes apparaissent, mais ils prennent l'aspect de conflits ponctuels(si on ne cherche pas la petite bête).
Ex : refus de préparer le repas pour mari, qui admet que c'est macho de vouloir qu'elle fasse le repas. Conflit évité.

Mais elle lui demande, alors qu'elle a dormi tout le jour, de participer au ménage en faisant les toilettes. Il refuse ou traîne à s'y mettre : elle fait une scène et lui reproche son machisme.

Cas où ça coince : au boulot, quand elle doit effectuer une tache et ne le fait pas (répondre au tel), classer des dossiers, et prétexte diverses choses pour justifier son incapacité. D'abord elle trouve la tache ennuyeuse, répétitive, puis la personne qui la lui demande est incorrecte, puis le matériel est inadapté et quand il n'y a plus de raisons à invoquer : elle explique que sa dépression l'empêche d'agir. Mais la dépression n'est jamais invoqué en premier.



- L'enfant psychotique n'est pas initialement déficitaire mais sa maladie l'empèche d'utiliser ses performances. L'appariton de la psychose va entraver le développement et les apprentissages. Un tableau déficitaire grave mais secondaire est alors observé.
- la psychopathologie du processus psychotique contribue aussi à la constitution d'un tableau déficitaire. Il provoque une coupure avec la réalité externe, avec la réalité corporelle, avec soi-même, une confusion entre le soi et le non-soi, des mécanismes de défenses archaïques contre l'angoisse et les pulsions violentes (clivage, déni, idéalisation, identification, etc.).



Intelligente, elle ne réussit pas à utiliser cette intelligence. Je l'ai vu refuser de faire un exercice parce qu'elle était bloquée sur le désir de faire reconnaître que la maîtresse avait mal expliqué la chose. Ce désir de faire admettre le tort de la maîtresse n'était pas un prétexte, mais une véritable obsession qui occupait toute ses facultés, toute son attention. Elle voulait ne pas faire l'exercice pour mettre le maîtresse devant l'évidence du ratage de l'explication (en CM2).

Plus tard, elle avait 20 22 ans. Elle travaille dans une boite et sa chef est en vacances. Un client formule une demande, elle refuse. Son n+2 lui reproche ce refus, lui dit que c'est son rôle. Elle s'arcboute alors pour faire comprendre au N+2 que le N+1 ne le lui a pas dit, qu'elle n'a pas été formé convenablement et que si elle a refusé la demande du client, c'est la faute de sa chef.

A l'époque, la similitude entre les deux comportements m'avait frappé. Outre le désir de se déculpabiliser, il y avait cette soudaine obsession pour "détruire" l'autre.
Dans le cas de la N+1, elle a demandé plusieurs rendez vous avec sa N+2 parce qu'elle voulait lui faire comprendre que c'était la faute de l'autre. Des parents ont essayé de la raisonner, elle les a d'abord écouté, puis elle a obtenu le rendez vous pour se plaindre de la  mauvaise formation que sa N+1 lui adonnée. La N+2 lui a dit en gros qu'ils voulaient bien la garder maintenant qu'elle savait ce qu'elle devait faire dans le cadre de son boulot, mais le plus important pour elle était de faire "punir" la N+1. Elle a été renvoyée finalement. Une fois renvoyée, elle en a parlé comme d'une absurdité du système.

Cette situation je l'ai toujours vécu avec elle : ce désir d'être victorieuse sur moi, elle 'avait, et obtenait gain de cause.

D'où ma peine, vu l'instrumentalisation des autres contre moi.

Même aujourd'hui, les autres pensent (de moins en moins, mais la décrue est lente) que j'en ai après elle.

Même moi je le pense.

Je suis en quête de ma propre lucidité.

En gros, je suis face à quelqu'un qui me donne des coups de couteau psychique et on m'a tellement dit : mais c'est parce qu'elle sent que tu lui en veux qu'elle te donne ces coups de couteaux psychiques. Commence par être plus gentille et tout ira mieux.

je suis maintenant plus "gentille", je m'incline, évite le conflit et ne la contredis plus.

Je suis en passe de devenir sa seule relation.

Donc bien sûr, ça fonctionne.... ;)

Mais cette gentillesse a un prix et l'ensemble de la situation montre bien que ça ne va pas.

Ah, s'il n'y avait pas l'enfant.

Si je constate mon impuissance pour l'enfant, je fuis.





dimanche 18 décembre 2011

Il me semble que ça va mieux - je aprle de moi bien entendu.

Je me sens plus tranquille, moins hantée par le souci.

Une relative indifférence s'installe.

vendredi 16 décembre 2011

jeudi 15 décembre 2011

Les errements de l'amitié. 

vendredi 9 décembre 2011

"mon ventre rond la ramène à ce nourrisson qu'elle a confié à une famille plus apte il y a de longues années. Alors sa fille, elle ne fait que la rêver pour survivre."


Lu .


Quand je lis ça là je comprends.


L'enfant était un challenge, à l'époque, elle m'avait tenu de longs discours sur la maternité. 


Puis, elle ne les a plus tenu, se contentant de temps en temps de se dire fière d'être mère au foyer.


Ce qui consiste à expédier son enfant chez qui veut, ne pas faire repas, ni ménage, ni courses, et dormir le jour vivre la nuit.


Hypocrisie, comme le fait de parler de ses années de travail comme si elle avait une expérience du travail.




Cette hypocrisie, présente partout dans ses discours, me gêne. Elle remonte à longtemps.


Le plus lourd et triste : incapacité à donner.

mardi 6 décembre 2011

Déficit en communication, belle expression !